mercredi 7 novembre 2012

Coup de fatigue

C’est tous les ans pareils. Quand arrive début novembre, j’ai un coup de fatigue.
Cela fait maintenant 7 semaines que je passe tout mon temps dans les vignes et dans les chais. De longues semaines du Lundi au Samedi inclus. De longues journées de 9 à 13 heures de travail. De nombreux rendez-vous sur le terrain (6 à 12 par jour). De nombreuses dégustations (50 à 200 par jour).

7 semaines – 39 jours – 407 heures – 197 visites sur le terrain – 2 500 dégustations

Une sacrée épopée !

La passion, l’excitation de créer un nouveau millésime, le désir de réussir chaque cuve, le partage avec les producteurs autour de ce projet commun, sont les moteurs qui me boostent chaque jour. Les jours se suivent et la fatigue s’accumule, mais la passion, telle une drogue, est l’adrénaline qui me remplit d’enthousiasme et d’allant au fil des semaines. Et puis, au bout de l’aventure, les vins sont réussis, les cuves sont écoulées. Le travail de création arrive à son terme. Alors on souffle. On se relâche. Et la fatigue prend toute la place.
C’est le moment où je reviens au bureau.
Depuis 7 semaines, je ne fais qu’y passer, en coup de vent, consacrant tout mon temps au terrain. Cela est possible grâce à toute l’équipe qui m’entoure. Agnès, Anne, Sylvie et David qui réalisent les analyses avec professionnalisme et bonne humeur. Mariannick, Damien, les 2 Stéphane, renforcés par Annabelle, qui communiquent résultats et conseils avec efficacité et compétence. Hulya et Laeticia qui collectent les échantillons avec le sourire. Et Carole, qui entre secrétariat et logistique trouve toujours un moment pour apporter de l’aide là où c’est nécessaire.
Pendant mon absence, le travail s’est accumulé. Mon bureau en est encombré. Remettre tout à jour va m’occuper les prochaines semaines. Elles vont m’éloigner des chais. Dans un premier temps, ça va me faire du bien. Ça va me permettre de souffler. Puis, au bout de quelques jours, la passion des vendanges va me manquer. Mes viticulteurs, mes chais, mes cuves vont me manquer. Tel un junky, je vais être en manque. Sentiment étrange de ne plus servir à rien. Après le coup de fatigue, se sera le coup de blues.

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