mardi 14 août 2012

La Vie en Rose

Cet été, vous n’avez pas pu passer à côté des affichages magazines et des spots radio vantant les qualités des Bordeaux rosés. C’est une excellente initiative de l’ODG des Bordeaux !


Bon… L’autre rosé, c’est celui de Bordeaux. Mais alors, l’autre ? C’est qui ?
Celui de Provence bien sûr ! La référence et le leader sur les marchés.
Quelques chiffres(Source : Conseil Interprofessionnel des Côtes de Provence et FanceAgriMer)

Production mondiale :  25,3 millions Hl                       Consommation mondiale :                       Production française : 6,5 millions Hl
(soit 10% de la production mondiale de vin)              
            1/ France         26 %                                       1/ France        35 %                                     1/ Provence    40 %
            2/ Italie            22 %                                        2/ USA            14 %                                     2/ Loire           18 %
            3/ USA            15 %                                        3/ Allemagne     7 %                                    3/ Rhône         14 %
            4/ Espagne     12 %                                        4/ Italie               6 %                                    4/ Bordeaux    12 %

La production et la consommation mondiales de vins rosés ne cessent de croître.
La France est le 1er pays producteur de vins rosés et les Français les 1ers consommateurs (11,8 litres par habitant en 2010).
La production française est dominée par la Provence. Bordeaux arrive en 4ème position.
La commercialisation des Provence rosés se fait préférentiellement en GD+HD (47%), puis CHR (19%) et Vente Directe (17%).

J’ai profité cet été, de vacances sur la Côte d’Azur, pour étudier l’offre rosés de Provence. J’ai eu l’occasion de déguster une vingtaine de références provenant de la GD, de cavistes ou au restaurant.

1er constat : le prix. Pas grand-chose en dessous de 5 € la bouteille en GD et de 25 € en restauration. En GD l’offre se situe entre 5 et 10 €. L’offre Bordeaux rosé est, elle, entre 3 et 5 €.
2ème constat : la couleur. Nous savons tous que les rosés de Provence sont très pâles. Mais ce qui frappe dans les rayons, c’est l’uniformité des couleurs. Les 20 ou 30 références présentes en magasins ne varient que par de subtiles différences dans les teintes, un peu plus roses ou un peu moins jaunes. Il faut saluer là le très important travail effectué par le Centre du Rosé à Vidauban, depuis une dizaine d’année.
3ème constat : le packaging. Il est soigné, haut de gamme. Bouteille blanche, haute, lourde. Bouteille gravée syndicale ou contenant personnalisé. Etiquette sobre, classe. Finit les flacons fantaisie aux étiquettes colorées. La première impression reçue par le regard est une image de qualité.
4ème constat : la qualité. Tous les Provence rosés que j’ai dégustés étaient de bons vins. Dégustation type :
Couleur rosée très pâle, à peine nuancée de touches saumonées ou bonbon. Jamais de note marquée jaune ou mauve. Limpidité parfaite.
Nez d’intensité moyenne (jamais explosif) mais d’expression très pure, très bien définie. Les arômes dominants sont floraux (rose, pivoine). Le fruit est présent mais discret (pêche, abricot, framboise, agrumes). Parfois quelques touches végétales apportant de la fraicheur.
Les bouches sont légères, souples et fraiches. Jamais de caractère sucré ni d’amertume. Ce sont des bouches simples proches de celles des vins blancs, avec toujours un taux de CO2 élevé apportant vivacité, fraicheur et « structure ».
Des vins très techniques, très maitrisés. Ils n’ont pas énormément de caractère mais ils sont bons ! Ce ne sont pas des vins à déguster. Ce sont des vins à boire. La maitrise technique est telle que l’on ne se pose pas de question. On les consomme tout simplement. Et avec beaucoup de plaisir.

Je suis un vrai amateur de rosés ! Et notamment de rosés de Bordeaux, qui lorsqu’ils sont réussis, sont particulièrement fruités et croquants. Une vraie friandise ! Mais je dois bien avouer qu’il nous reste encore une marge de progression pour atteindre l’homogénéité qualitative de la Provence.

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