dimanche 16 novembre 2014

Primeurs 2014 : "Petite Verte" Nouvelle Récolte

Impatient comme chaque année à l’approche du 3ème jeudi de novembre, je vous propose une dégustation de PRIMEURS 2014.
Il ne s’agit pas cette fois de petit rouge frais et fruité, mais de petite verte douce et aromatique.

L’olive Lucques est une variété produite exclusivement en France. Elle est surtout cultivée en Languedoc-Roussillon, en façade sud bien ensoleillée de pente modérée, à des altitudes n’excédant pas 300 m. Elle affectionne particulièrement les sols calcaires aux terrains filtrants et peu hydromorphes, et les sols acides.
La Lucques est une olive douce et voluptueuse, considérée comme la meilleure des olives, on l'appelle ainsi "le diamant vert".
Une démarche est en cours auprès de l’INAO pour reconnaitre la Lucques du Languedoc en AOC. Lien

Lucques du Languedoc récolte 2013 (confite et pasteurisée) :
Une olive récoltée à la main en septembre/octobre, puis triée, désamerisée et confite dans une saumure pendant une dizaine de jours avant d’être pasteurisée.
Olive de taille moyenne à la forme oblongue en croissant de lune. Couleur vert olive (!)
Nez de famille végétale : avocat, noisette, tapenade. Note d’épices douces.
Chair ferme, ronde, légèrement salée et sans amertume. Note de noisette. Bonne longueur.
Une excellente olive qui s’exprimera parfaitement à l’apéritif, par exemple avec un verre de Jerez fino.

Olive Lucques - La star des olives
Millésime 2013                 -                 Primeur 2014

Lucques du Languedoc Nouvelle Récolte 2014 (non pasteurisée) :
Sélection des meilleures olives de la nouvelle récolte, cette olive primeur n’est pas pasteurisée après avoir été confite. Sa durée de conservation en est réduite à quelques mois.
Olive en croissant de lune de taille plus grosse que la précédente. Son apparence est plus ronde, plus charnue. Sa couleur plus claire évoque la pomme (entre granny smith et golden).
Nez discret et frais de fruits à chair blanche. Note d’amande fraiche.
Chair charnue et douce, très peu salée. Note de pomme, de coing et de poire apportant beaucoup de fraicheur.
Une olive-fruit à consommer pour elle-même, comme une friandise.
Elle accompagnera également à merveille les assiettes de charcuteries et pâtés, pourquoi pas arrosés d’un bon verre de Beaujolais Nouveau !


Ces olives Lucques sont produites par la coopérative L’Oulibo, premier producteur français d’olives Lucques. Lien

lundi 20 octobre 2014

Pascal Hénot sur TWITTER : @oenoBlogue

Ça faisait longtemps qu’on m’invitait à le faire.
Mais j’ai toujours hésité par crainte de manque de temps.
Et puis je me suis décidé à sauter le pas.

Je vous annonce officiellement la création de mon compte TWITTER.

Pour me suivre :   @oenoBlogue

 
Merci à ceux qui m’ont accompagné pour mes 1ers pas :
@matpelissier   @Macduboy   @vincentpetre   @TheBacchante 


 

dimanche 19 octobre 2014

Éric et Marc partagent un moment de convivialité autour d’un verre de Bordeaux

Éric et Marc se détendent. Ils bavardent, un verre de Bordeaux à la main.
Des mots simples. Un ton direct. Une situation du quotidien. Un message facilement compréhensible…
J’ai adoré cette vidéo au ton jeune et moderne qui, l’air de rien, donne un message riche : caractéristiques gustatives, assemblage, vieillissement, alliance vins/mets, prix, références de l’appellation…
Bravo aux AOC BORDEAUX pour avoir osé ce ton décalé ! Site : planete-bordeaux.fr

’’Il y a une trilogie avec certains vins : créature de rêve, peau de bête, feu ouvert…’’ Éric Boschman 
 



Eric Boschman est un bon vivant. Sommelier (meilleur sommelier de Belgique 1989), restaurateur, auteur de livres sur le vin et la gastronomie, il participe en tant qu’expert gastronomique à de nombreux journaux et magazines, émission de radio et de télévision. C’est un amateur de bonnes choses qui aime partager ses découvertes et ses passions. Affable, convivial, enthousiaste, il est un compagnon très agréable qui sait à ses heures, se révéler un sacré clown...

 
 
 
Marc Roisin a une formation commerciale mais c’est avant tout un passionné de vin et de communication. Fondateur du site vinogusto.com il partage son temps entre la découverte de nouveaux flacons et la promotion du vin sur les média sociaux. Il a 2 points communs avec Eric Boschman : comme lui, il est belge et doté d’un caractère particulièrement convivial.

 
 
 
 A contrario, j’ai pas compris la nouvelle campagne de communication du CIVB.

Cette campagne a pour cible les 7 marchés prioritaires (80% des ventes) des vins de Bordeaux : France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, États-Unis, Chine et Japon. Une campagne identique pour les 7 pays, contrairement aux précédentes pour lesquelles existait un message spécifique pour la France, loi Evin oblige.
La signature ’’VINS DE BORDEAUX’’, la bouteille bordelaise et le gimmick ’’Il y a tant à découvrir’’ sont les identifiants communs aux différents messages de cette campagne. Les thèmes sont : les terroirs, le climat, la diversité des vins, les accords mets/vins… Le style est design, flashy, simple, voire simpliste…  
 
 
Moi j’ai pas accroché. Mais il est vrai que je suis un technicien, pas un communiquant.
Et vous, vous en pensez quoi ?

samedi 4 octobre 2014

Maturité 2014 : l'espoir d'une belle vendange


Conseiller Viti et consultant Vin
accompagnent la propriétaire dans ses parcelles
Les semaines précédant la récolte sont particulièrement importantes. C’est une période intense où producteurs et consultants utilisent toute leur énergie et leur connaissance pour comprendre l’évolution de la maturité du raisin. Le raisin est-il mûr ? Faut-il vendanger ou faut-il attendre ? Ces questions sont fondamentales car la qualité du vin de l’année dépendra des choix de dates de récolte.
Afin de répondre à ces questions, le raisin est scruté de toutes parts, observé, analysé, disséqué, dégusté…. A partir de ces investigations, le consultant détermine une date de vendange optimale, parcelle par parcelle. En fonction des contraintes pratiques du producteur, ils décident ensemble de la date des vendanges.
 
Stades Phénologiques

Les observations faites à la Floraison et à la Véraison permettent de prévoir les dates de récolte théoriques suivantes :
Stades Phénologiques Merlots Libournais 2014 

Voir  2014 : un millésime plein de promesses

Maturité Technologique

La maturation 2014 a été lente. Elle n’a réellement évolué qu’à partir de fin août avec l’arrêt de croissance de la vigne suite à une météo enfin chaude et sèche.
Un mois plus tard, les différents cépages rouges atteignent un bon niveau de Maturité Technologique avec des moûts riches à la fois en Sucres et en Acides.
Cela est le fait d’une part de la maturation des baies au cours d’un mois de septembre à la météo exceptionnelle (enrichissement en Sucre) ; et d’autre part d’un phénomène de concentration dû au flétrissement des baies (concentration en Acide Malique).
 
Maturité au 01 octobre 2014   © Centre Œnologique de Coutras

La taille des baies, particulièrement importante fin août, suite à une saison très arrosée, se retrouve dans les normes moyennes au moment de la récolte.
La mesure du volume des baies (méthode Dyostem) indique :
§  une diminution du volume des baies pour 80% des parcelles
§  une diminution du volume des baies > ou = 10 % pour 50% des parcelles

Evolution du volume des baies au 01 octobre 2014   © Dyostem - Vivélys


Cette diminution du volume des baies est le résultat du flétrissement observé à la parcelle. Il a plusieurs origines : sècheresse du mois de septembre, échaudage, carence magnésienne, dessèchement de la rafle... La conséquence est une diminution sensible des rendements qui passent souvent du stade excédentaire  à celui de ''juste suffisant''.
 
Maturité Dyostem

La méthode Dyostem est une modélisation de la maturation du raisin à partir de la mesure du chargement en Sucres des baies. C’est-à-dire la quantité de Sucres synthétisée dans la baie, en s’affranchissant des variations de volume de la baie. Lorsqu’il n’y a plus de Sucres synthétisés dans la baie, on parle d’arrêt de chargement. A partir de la date d’arrêt de chargement, le modèle projette 2 dates théoriques de maturités optimales :
§  une maturité Fruits Frais, correspondant à un premier niveau de maturité favorisant l’expression du fruit et la fraicheur
§  une maturité Fruits Mûrs, correspondant à un haut niveau de maturité favorisant la complexité et le volume de bouche.

Les données Dyostem pour les Merlots 2014 du Libournais définissent les dates de maturité Fruits Mûrs suivantes :
§  à partir du 25 septembre pour les parcelles les plus précoces
§  à partir du 04 octobre pour la plupart des parcelles.

On notera le parallèle avec les dates théoriques définies selon les Stades Phénologiques.
Dates de maturité Fruits Frais / Fruits Mûrs - Merlot 2014   © Dyostem - Vivélys

Maturité Phénolique

Les analyses de Maturité Phénolique concernent les caractéristiques de la pellicule et des pépins des raisins. Elles indiquent pour les Merlots un déficit de couleur (Anthocyanes) de l’ordre de 15 %, ainsi qu’une extractibilité des Anthocyanes moyenne. Les pépins apparaissent, eux, d’un bon niveau de maturité.
En effet, le manque d’ensoleillement en été et la trop faible amplitude des températures entre le jour et la nuit (environ 10°C) n’a pas permis à la plante de concentrer les pellicules en Anthocyanes. 
 
Valeurs moyennes des parcelles de Merlot (Méthode Glories)
 
Dégustation des baies

La dégustation des baies, très riche en informations, permet une approche très pertinente de la maturité du raisin. Début octobre 2014, pour les Merlots, elle révèle des jus sucrés avec une pointe d’acidité toujours présente. La chair a perdu son caractère gélatineux et tend à se liquéfier. Les peaux sont dans l’ensemble encore croquantes, voire dures. Pour certaines baies, elles apparaissent très fines. Les pépins deviennent bruns et tendent à s’aoûter, mais conservent toujours un fond d’agressivité astringente et amère. Les arômes végétaux ont totalement disparus, «brûlés » par les températures élevées de fin août. Les arômes de fruits rouges sont dominants. La plupart des parcelles de Merlot ont dépassé le stade fruit frais, et expriment soit le fruit mûr, soit sont dans un ’’vide aromatique’’ précédent le fruit mûr pour les plus tardives. Ces indications montrent que la majorité des Merlots est arrivée à maturité optimale ou en est proche.
Certains feront remarquer que l'acidité encore marquée (Acide Malique) et les peaux encore dures sont des signes de maturité inaboutie. Peut-être. Mais il faut rappeler qu'avec le phénomène de flétrissement, les concentrations en Acides Maliques ne diminueront pas. Les peaux, elles, ne s'affineront pas dans les conditions de sècheresse actuelle. Pour voir une évolution de ces paramètres, il faudrait qu'il pleuve. Ce qui n'est en aucun cas souhaitable, car cela dégraderait l'état sanitaire.

Etat Sanitaire

A mesure que le raisin mûrit, sa fragilité à la pourriture grise augmente. La pourriture est ainsi un facteur limitant de la maturité, notamment les années favorables au développement du Botrytis.

Chaque année, le laboratoire de l’INRA de Bordeaux (ISVV) mesure le risque Botrytis (Potentiel de Réceptivité au Botrytis - PRB) par l’analyse des constituants de la pellicule des cépages Sauvignon B et Merlot N. Les Merlots de 2014 présentent d’une part, une faible teneur en Pectines Hydrosolubles correspondant à un substrat difficilement dégradable par le Botrytis, et d’autre part une importante teneur en Tanins Pelliculaires correspondant à une bonne défense de la pellicule vis-à-vis des attaques du Botrytis. Ainsi le PRB qui correspond au rapport de ces deux données est-il particulièrement faible, ce qui correspond à un faible risque Botrytis.

Le risque de voir une pourriture grise explosive comme en 2013, apparait donc faible cette année. Néanmoins, Botrytis est présent au vignoble depuis la fin de la floraison et est resté actif jusque fin août, dans les conditions chaudes et humides de l’été. Il a eu tendance à se résorber au fil du mois de septembre particulièrement doux et sec, avec des nuits froides. Mais depuis fin septembre, avec le retour de nuits plus douces, d’une certaine humidité, et la peau de certaines baies qui se fragilisent, on le voit réapparaitre. Dans certaines situations, Botrytis sera le facteur limitant qui déclenchera les vendanges.

La pourriture acide représente une particularité du millésime 2014. Bien connue dans les secteurs de blancs liquoreux, elle est plus rare sur les cépages rouges. Elle consiste en une prolifération de microorganismes dans les baies, notamment des bactéries acétiques. Elle est facilement repérable par l’odeur de vinaigre des grappes atteintes. Le vecteur de ces microorganismes est la drosophile (mouche du vinaigre) qui vient se nourrir du jus des baies blessées. Les conditions climatiques chaudes et humides de l’année ont favorisé le développement des drosophiles et donc de la pourriture acide. Par contre le temps chaud et sec avec des nuits froides de septembre a ralenti le développement des populations de moucherons et limité le phénomène. Rares sont les parcelles qui ont dû être récoltées du fait de la pourriture acide.
 
Vendanges

La récolte des Merlots a timidement commencé à partir du 20 septembre dans les secteurs les plus précoces. Elle s’est intensifiée vers le 25. Le vrai démarrage général s’est fait dans les derniers jours de septembre correspondant, d’une part à une maturité optimale des Merlots, d’autre part à une légère dégradation de l’état sanitaire. La maturité des Cabernets francs suivra de prêt celle des Merlots. On peut prévoir leur récolte à partir du 10 octobre en secteur précoce. Les Cabernets sauvignons devront patienter une semaine supplémentaire.
Araignée du soir... espoir d'une belle vendange 2014
 

lundi 15 septembre 2014

2014 : un millésime plein de promesses

Après un hiver particulièrement pluvieux qui a vu la Gironde sortir de son lit sur les quais de Bordeaux, le printemps doux et sec a permis une bonne floraison. Juillet et août maussades, n'ont pas gâtés les touristes pourtant de plus en plus nombreux sur le littoral et dans nos vignobles. Le temps frais et pluvieux, a favorisé la pousse de la vigne mais ralenti la véraison. Heureusement, septembre cède la place à un magnifique été qui rend le sourire à tout le monde et laisse espérer un beau millésime. Revue de détails de la genèse du millésime 2014 à Bordeaux :
 

          CLIMATOLOGIE 2014 - Station de Saint-Emilion          (Source : Chambre d'Agriculture Gironde)
 
en Rouge : données mensuelles
en Jaune : moyenne des 30 dernières années

 Un hiver doux et très arrosé

Si la première moitié de décembre est froide et sèche, l’hiver sera doux, avec très peu de gelées. Janvier et février sont doux et particulièrement arrosés, avec 1/3 de précipitation de plus par rapport à la moyenne des 30 dernières années. Il pleut pratiquement tous les jours. Les sols sont gorgés d’eau et certaines parcelles inondées pendant plusieurs semaines, rendant l’accès pour les travaux du sol impossible.
Mars est conforme aux moyennes trentenaires et permet le ressuyage des parcelles.
Le débourrement a lieu dans les premiers jours d’avril. Le mois est doux et permet un bon développement de la vigne qui présente 1 semaine d’avance sur une année standard. La sortie apparait bonne et régulière. Néanmoins, les sols gorgés d’eau et des nuits froides entrainent des problèmes d’absorption racinaires avec des carences et un feuillage un peu pâle.
 
Une floraison précoce

La première partie de mai est douce et sèche, puis s’installe un temps plus frais et plus humide, avec des orages localisés accompagnés de grêle. En moyenne le mois est frais (-1,3 °C) et sec (- 26%).
Juin est chaud (+1,4°C) et sec (-18%) et encore une fois marqué par des orages violents chargés de grêle avec des dégâts importants (Nuit du 8 au 9 juin : Nord Médoc – 2 000 ha touchés dont 500 ha touchés à plus de 80%). Lien : Je pense au Bas-Médoc, je pense à Courrian…

La floraison débutée fin mai, en secteur précoce, est rapide et homogène. Elle se déroule en période favorable, chaude et peu humide. On observe néanmoins un peu de coulure dans certaines situations.

Mi-Floraison pour le Merlot : 03 – 14 juin selon la précocité des secteurs.

Les données du capteur de pollen de Saint-Emilion montrent une pollinisation importante qui devrait se traduire par des rendements généreux.  

 

 


Une véraison au ralenti
 
Juillet, proche des moyennes trentenaires laisse une impression  de mauvais temps, car il pleut régulièrement tout au long du mois, avec des orages violents parfois accompagnés de grêle (19 juillet : Sauveterre de Guyenne et Targon : 300 ha touchés à 50%). Même lorsqu’il ne pleut pas, l’humidité est importante (humidité moyenne > 70%). Ce temps chaud et humide, quasi tropical, favorise la pousse active de la vigne, au détriment de la véraison et de l’aoutement des bois.  Il est également favorable aux maladies : mildiou, botrytis et pourriture acide.
En août, dans un climat toujours chaud et humide, la vigne ne subit aucune contrainte et continue à pousser, au détriment de la véraison. Cette situation entraine une perte de l’avance observée au printemps ainsi qu’une certaine hétérogénéité au sein d'une même parcelle, entre les pieds et entre les grappes d'un même pied.
Encore des orages localement accompagnés de grêle au cours de ce mois.
La véraison débutée fin juillet, en secteur précoce, est particulièrement lente, et s’étale sur plusieurs semaines.

Mi-Véraison pour le Merlot : 03 – 20 août selon la précocité des secteurs.
 
Une fin d'été pleine de promesses
 
A partir de fin août, un temps chaud et sec s'installe. Le stress hydrique engendré stoppe la pousse et arrête la propagation des maladies. Les chaleurs importantes la journée alternent avec des nuits froides, favorisant la maturité et laissant espérer un beau millésime.

Précocité : 2014 apparait de précocité standard. La récolte des blancs a débutée vers le 05 septembre et les vendanges des Merlots en secteur précoce devraient commencer vers le 20 - 25.
Les observations des stades phénologiques de la vigne (Floraison et Véraison) permettent de prévoir des dates théoriques suivantes :
 
Quantité : Une floraison dans de bonnes conditions ; des arrosages réguliers toute la saison ; des baies de taille importante : la récolte devrait être généreuse avec près de 5,5 millions d'hectolitres pour le Bordelais. 

Qualité : Les semaines à venir seront déterminantes. 2014 sera bon si le bel été indien actuel se poursuit. Il pourrait se révéler plus moyen avec le retour de la pluie...
Pour l'heure, soyons patients, laissons le raisin mûrir à point tout en restant vigilants. Rendez-vous en novembre pour une première impression du nouveau millésime, après 2 mois de travail passionnants...

dimanche 7 septembre 2014

Bulles de Vin

Vous connaissez mon intérêt pour les BD qui ont pour cadre l’univers du vin. C’est un moyen d’amener à s’intéresser au vin, des lecteurs qui ne connaissent pas cet univers. De plus en plus d’auteurs de BD s’intéressent au monde du vin aujourd’hui. Eric Corbeyran et Benoist Simmat font partie des pionniers, mais il y en a bien d’autres. Voici mes dernières lectures.
 
La ROMANÉE CONTÉE (scénario Benoist SIMMAT / dessins Philippe BERCOVICI)
Septembre 2014. Clos de Vougeot. Chapitre de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin. Aubert de Vilaine (gérant du Domaine de la Romanée-Conti) est l’invité d’honneur. Au cours de la cérémonie, il disparait mystérieusement. L’enquête est confiée à Arsène Pinot du commissariat central de Lyon. Elle nous conduira depuis les domaines bourguignons jusqu’aux confins de la Chine en passant par Hong-Kong et Macao.
Comme toujours (voir les précédentes BD du duo Simmat/Bercovici  lien), le scénario est de grande qualité. Sous le prétexte d’un ouvrage léger, Benoist Simmat nous offre une enquête passionnante. A chaque fois on apprend beaucoup. Ici, les thèmes sont la biodynamie, l’ouverture de la Chine à la civilisation du vin, et bien sûr, le mythique DRC, qui nous dévoile certains de ses secrets. Lieux et personnages connus, caricatures de qualité… on retrouve les ingrédients des précédentes BD/enquêtes. Je regrette juste l’ironie et l’humour habituels, un peu absents ici. Je suis néanmoins impatient de lire le prochain ouvrage de nos 2 compères.

LA DAME de pomerol (scénario Benoist SIMMAT / dessins Philippe BERCOVICI)
Luminarc®  Arcopal®  Chef&Sommelier®  Cristal d'Arques® … vous connaissez tous ces grandes marques de la verrerie française. Catherine Péré-Vergé en était l’héritière. Après avoir commencé sa carrière dans la verrerie familiale dans le nord de la France, elle se passionne pour le vin et acquière plusieurs vignobles à Pomerol. Chateaux Montviel, Le Gay, La Violette… Elle en fera des joyaux de l’appellation. Cette BD est une commande de son fils ainé, suite à son décès au printemps 2013. Un bien bel hommage !
La BD étant difficile à trouver dans le commerce, vous pouvez la commander  .
 

PREMIERES VENDANGES (scénario WANDRILLE / dessins Anne-Lise NALIN)

Septembre. C’est le début des vendanges à Mercurey. Les levés matinaux, les courbatures, les batailles de raisin, les soirées arrosées… Cadre idéal pour amourettes estudiantines…
Je dois avouer que j’ai peu aimé cette BD. L’ambiance des vendanges bourguignonnes est plutôt bien rendue, mais le scénario m’a peu intéressé, et je n’aime ni le style narratif, ni les dessins. Un album qui devrait plutôt plaire aux filles.


 

LE GANG DES PINARDIERS (scénario Thierry DUBOIS / dessins Jean-Luc DELVAUX)
Années 50. N7 près de Montélimar, un camion-citerne transportant du vin disparait. Puis 2 autres quelques jours plus tard. Le journaliste Jacques Gipar mène l’enquête, entre le Rhône et les entrepôts de Bercy.
La véritable star de cette aventure n’est pas le vin. Ce sont les voitures, les camions… merveilleusement dessinés. La nationale 7 aussi, avec ses bars, ses routiers, ses stations-services, ses petits hôtels, ses publicités d’époque… On s’y croirait. Un dessin efficace. Une ligne claire qui n’est pas sans rappeler Hergé. Une enquête à la Tintin. J’ai beaucoup aimé.
5 tomes sont parus dans la collection Une aventure de Jacques Gipar, retrouvez-les  ici.
Le Gang des Pinardiers en vidéo :
 
 LE VIN son histoire, ses terroirs, ses secrets (scénario Murielle ROUSSEAU / dessins Sylvain FRECON)

Le Professeur FAQ et son assistante Stella nous entrainent dans une enquête à la découverte du monde fascinant du Vin. Ils vont tout nous expliquer : le terroir, l’histoire, la classification des vins, la culture de la vigne, la vinification, la dégustation… Répondre à toute nos questions : C’est quoi une AOC ? C’est quoi une vigne ? C’est quoi un cépage ? Comment fait-on le vin ?
Cette BD est vraiment remarquable ! Réalisée en partenariat avec le magazine Ça m’intéresse elle mêle avec efficacité, précision scientifique et pédagogie. Un vrai cours de faculté. Mais un cours agréable, teinté d’humour. Du grand art ! Un must ! J’ai adoré !
LA BD à offrir à tous ceux qui s’intéressent au Vin.




 
 
2 nouveaux albums, attendus depuis 1 an, sortent cette semaine. A ne pas manquer !
 
châteaux Bordeaux  5 - Le Classement (scénario Eric CORBEYRAN / dessins ESPE)

Avant dernier épisode des aventures d’Alexandra Baudricourt et du Château le Chêne Courbe. Le Bordelais, ses lieux familiers, ses personnages connus… Les secrets de famille, les luttes de pouvoir… Eric Corbeyran sait mieux que quiconque raconter avec justesse, l’univers du vin de Bordeaux et les subtilités du microcosme local.

 



IN VINO VERITAS  2  (scénario Eric CORBEYRAN / dessins Luca MALISAN)

Tessa à la tête d’un petit domaine de vin bio en Toscane et Lionello, PDG d’une importante société leader des vins technologiques, sont frère et sœur. Tout les oppose. Mais quand le vignoble de Tessa subit une attaque de parasites, alors qu’elle vient de subir un grave accident, son assistant fait appel à Lionello. Le frère et la sœur vont-ils réussir à se réconcilier ?
Eric Corbeyran nous emmène en Toscane pour une nouvelle saga vinicole superbement mis en image par Luca Malisan.

dimanche 31 août 2014

Comment Google a failli supprimer mon blog… et comment il a été sauvé par la fée Hélène

J’ai créé mon blog il y a 2 ans.
A cette occasion, j’ai enregistré le nom de domaine oenoblogue.com. Il m’en a couté 12,30 $ pour 1 an.
L’année dernière, le renouvellement s’est fait quasi automatiquement. Google m’a envoyé un message de renouvellement et je n’ai eu qu’à cliquer sur un lien pour le valider. Mais c’était trop simple…
Cette année j’ai reçu le message suivant :
Une nouvelle fois j’ai cliqué sur le lien. Il menait à une page d’identification où j’ai eu beau entrer mon adresse email et mon mot de passe… RIEN. Cela ne menait nulle part ! J’ai essayé et réessayé et encore et encore… RIEN.
Les jours passaient. Je voyais la date fatidique arriver. Et avec elle le spectre de voir mon blog disparaitre, avec tout ce qu’il contient. Mes posts, mes photos… Tout le temps que j’y ai mis, tout le travail, toute la passion…. et tout l’amour aussi… Et puis vos remarques, nos échanges… NON, je ne pouvais m’y résoudre. Alors je m’y suis remis. Je suis allé dans le Centre d’Aide Google Apps. J’ai suivis les recommandations, les liens… J’ai appliqué les procédures. Des procédures longues, fastidieuses… Un vrai labyrinthe ! Je me suis appliqué. J’y ai passé pas mal de temps… Mais à la fin : RIEN. Impossible d’accéder à mon compte.


Et puis ce qui devait arriver arriva. Un beau matin, en me connectant, il n’y avait plus rien. Juste un message disant que le blog n’existait plus. Google avait supprimé mon blog !
En dernier recours, je décidais de contacter Google pour voir comment me sortir de ce mauvais pas. J’avais peu d’espoir. Google n’allait certainement pas s’intéresser au problème d’un modeste petit bloggeur… J’ai pourtant reçu une réponse à mon mail. Mais ce n’était qu’un accusé de réception, de l’équipe de Support Google Apps portant le numéro de dossier 04658217 : 
Toujours peu d’espoir.
Le lendemain pourtant, un 2ème email, signé cette fois-ci par une certaine Hélène de Google Enterprise Support, me proposait une procédure pour accéder à mon compte. J’avais déjà essayé cette procédure qui bien sûr, une nouvelle fois, ne mena nulle part. Mais le mail finissait par ces mots : 
Je répondais donc en laissant mon numéro de portable, toujours sceptique.

Alors que je déjeunais mon téléphone sonna. C’était Hélène. Une voix agréable, douce.
Elle m’invita et je la retrouvais devant mon ordinateur. Une procédure d’écrans partagés, et Hélène voyait tout ce que je faisais. Elle m’expliqua. Me guida. Ensemble nous essayâmes plusieurs procédures. Guidé par la voix envoutante d’Hélène c’était facile. Et en peu de temps nous trouvions la solution.
Cela faisait des semaines que j’essayais de résoudre mon problème. Que je me perdais dans les dédalles des aides, des procédures et autres utilitaires de Google. Labyrinthes sombres et terrifiants qui ne menaient qu’à la disparition de mon blog. Et c’est là qu’elle apparut, telle une fée venue à mon secours. Et comme par magie, tout fut résolu. A nouveau, mon blog oenoblogue.com peut vivre. 

Je tenais à remercier Google pour la qualité de leur service support. Je dois avouer que j'ai été bluffé ! Et un merci tout particulier à la fée Hélène pour son efficacité et sa gentillesse !
Une pensée également à ceux qui m'ont contacté, inquiet de ne plus pouvoir se connecter à mon blog.

Si une telle mésaventure arrivait à l’un d’entre vous, vous trouverez la solution du problème ici .
(Cette solution est rapide et efficace, mais vous ne pourrez pas rencontrer la fée… A vous de choisir)

En cherchant (en vain) une solution à mon problème sur internet, je me suis rendu compte que nombreux étaient ceux qui avaient connu la même mésaventure, comme par exemple :
20minutes        TF1        Sony