lundi 14 avril 2014

VINALIES 2014 - Présélection régionale

C'est à la salle de fêtes de Sainte-Foy la Grande que les œnologues de l’Union des Œnologues de France, section régionale Bordeaux Sud-Ouest, se sont donné rendez-vous.
670 vins leur étaient proposés à la dégustation.
Des vins issus du grand Sud-Ouest, des Charentes à Midi Pyrénées, en passant par l’Aquitaine. Rouges pour 65% d’entre eux, blancs pour 25% et rosés pour 10%. Des vins élaborés par des propriétés, des caves coopératives ou des négociants.
 
 
L’objectif de cette dégustation est la sélection des meilleurs vins présentés. En effet, seuls 30% d’entre eux (soit 200) seront retenus pour la dégustation finale des Vinalies Nationales qui aura lieu le 22 mai à Ribeauvillé en Alsace. Ainsi en ce mois d’avril, les 7 régions de l’Union des Œnologues de France (Alsace/Bordeaux-Sud-Ouest/Bourgogne-Centre-Est/Champagne-Nord-Normandie/Languedoc-Roussillon/Val de Loire/Vallée du Rhône-Provence-Corse) effectuent leurs présélections. 3 000 vins présentés, mais seuls 1 000 sélectionnés pour la finale nationale.
 
Pascal Gachet est à la manœuvre. Avec son collègue Frédéric Desportes ils gèrent la commission dégustation. 23 personnes se sont investies pour préparer cette dégustation de présélection : réception des échantillons, mise en anonymat, création des jurys, répartition des dégustateurs, expédition des vins retenus…
65 œnologues du Bordelais, du Bergeracois, des Charentes… ont répondu à l’appel.

Dans le jury auquel j’ai participé, nous avons dégusté 3 séries de vins.
Tout d’abord une série de rosés du Sud-Ouest dans le millésime 2013. Vins de Pays des Côtes de Gascogne, du Conté Tolosan, des Charentes ou de l’Atlantique. AOC Buzet, Marcillac ou Saint-Mont. Une belle série. Des vins parfaitement maitrisés sur le plan technique et de bonne qualité. Si quelques-uns présentaient des couleurs plutôt soutenues, comme c’est traditionnel pour les rosés du Sud-Ouest, la plupart révélaient une robe très pâle, avec la Provence pour étalon. Les modes changent... Même si tous les œnologues de mon jury n’aimaient pas toujours le même style de vin, nous n’avons pas eu de mal à sélectionner les 5 vins que nous pouvions retenir.
La 2ème série était constituée de rouges du Saint-Emilionais. Quelques Montagne et Saint-Emilion, et surtout des Saint-Emilion Grand Cru des millésimes 2012, 2011 et 2010.

Alain Bertrand
Si certains vins étaient encore un peu austères, avec des tanins un peu durs pour le moment ou des boisés dominants, la plupart étaient de très belle facture. Là aussi, pas de difficulté à sélectionner nos 6 vins élus, les dégustateurs étaient en phase. Coup de cœur et notation unanime à 15/20 pour un magnifique Saint-Emilion GC 2012 à la robe sombre, exprimant des arômes de fruits mûrs et de torréfaction, avec une bouche à la fois ronde, dense et fraiche, d’un bel équilibre et d’une grande longueur. Je ne saurais dire de quel château il s’agit, la dégustation étant bien évidement, totalement à l’aveugle.
Nous avons terminé notre dégustation par une série de Cognac, et je dois bien avouer ne pas être un spécialiste des spiritueux. Pourtant la tâche fut facile car nous avions la chance d’avoir dans notre jury le Professeur Alain Bertrand. Ce fut un plaisir d’apprendre la dégustation des Cognac avec ce grand spécialiste. Merci Alain !
 
Lien vers les Concours de l'Union des Œnologues de France :   VINALIES
 
Après la dégustation et un repas bien mérité, l'après-midi était consacrée à une réunion de l'union des œnologues sous la présidence de Cécile Dulimbert.

L’Union des Œnologues de France est un syndicat professionnel regroupant les techniciens titulaires du Diplôme National d’Œnologue. Depuis 1955 date de création du diplôme, 7 000 œnologues ont été formés en France et près de 2 500 dans les 2 centres de formation du Sud-Ouest de Bordeaux et de Toulouse.
L’union compte plus de 1 600 membres adhérents, dont 400 pour la région Bordeaux Sud-Ouest, 1ère région avec le Languedoc-Roussillon.
 
Les missions de l’union sont :
  • la défense du titre d’œnologue
  • la représentation de la profession auprès des instances politiques nationales et internationales
  • l’expertise technique (méthodes d’analyses, pratiques œnologiques, cahiers des charges des AOC….)
  • l’animation syndicale.
L’actualité de l’union est marquée par 2 dossiers prioritaires :
  • la règlementation de la profession avec définition du droit d’exercer et des devoirs de l’œnologue. Une forme d’ ’’ordre des œnologues’’
  • la mise en place d’une formation continue afin d’améliorer les compétences de l’œnologue tout au long de sa carrière.

mercredi 9 avril 2014

PRIX RAISIN 2014 : Amandine GIRET à l'honneur

En ouverture de la semaine des Primeurs de Bordeaux, Amandine GIRET s’est vu décerné le PRIX RAISIN 2014.

Cette récompense est née au début des années 2010 dans l’esprit du consultant Olivier Dauga (le Faiseur de Vin®). Constatant que le vignoble de Bordeaux recelait de nombreux vins de très belles qualités mais peu connus des consommateurs et des marchés, car dans l’ombre des grandes étiquettes, il imagine apporter une aide à leurs producteurs, notamment les plus jeunes qui ont souvent du mal à se faire connaitre. Il en parle à son ami Jean-Pierre Xiradakis (restaurant La Tupina à Bordeaux), et tout deux décident de créer un prix annuel afin de mettre en lumière un vin particulièrement réussi et son producteur talentueux. Le Vin doit être de belle qualité et présenter un excellent rapport qualité/prix (prix maximum 10 €TTC départ chais). Le Producteur doit avoir moins de 40 ans et produire l’une des appellations de Bordeaux. Chaque année, une nouvelle appellation sera mise à l’honneur.

Afin d’apporter une aide au talentueux jeune lauréat, le prix n’est pas constitué d’un simple chèque mais d’un accompagnement global pendant 1 an par les nombreux partenaires : 

- Olivier DAUGA offre une année de conseils techniques et une aide à la mise en marché,
- Jean-Pierre XIRADAKIS inscrira les vins de la propriété à la carte de ses restaurants,
- Jean-Christophe VARRON de la Tonnellerie VINEA offre une dotation de 3 barriques et des conseils dans l’utilisation des alternatifs,
- Benoît RICAUD DUSSARGET négociant Le Monde des Crus, aidera à la commercialisation des vins,
- Frédéric JOUFFREAU de l’agence Clictout Dev, offre la réalisation d’un site internet,
- Brinda BOURHIS de l’agence de presse Speechmark Bordeaux proposera des journées de formation.
 
Amélie Durand, Amandine Giret et Frédéric Borderie
Le 1er prix Raisin sera décerné en 2012 à Frédéric BORDERIE du Château Les Gravières de la Brandille AOC Bordeaux Supérieur. En 2013, Amélie DURAND du Château Doms AOC Graves, sera mise à l’honneur. En 2014 pour les satellites de Saint-Emilion, c’est Amandine GIRET et son Château Côtes de Rigaud 2011 AOC Puisseguin Saint-Emilion qui ont été retenus après une dégustation à l’aveugle organisée par le Conseil des Vins de Saint-Emilion. Les dégustateurs ont unanimement salué la qualité de ce vin gourmand au joli nez de fruits mûrs et à la belle structure équilibrée et ronde aux tanins veloutés. 
 
Amandine Giret entourée de ses parrains

Amandine GIRET jeune viticultrice de 31 ans exploite 33,5 ha en appellations Bordeaux Supérieur et satellites de Saint-Emilion, avec sa mère Martine. Amandine s’occupe de la vigne et du chai pendant que Martine est à la commercialisation. ’’J’apprécie beaucoup la générosité de mes parrains’’ avoue Amandine, ’’Ce prix va me donner un coup de pouce pour développer mes ventes bouteilles’’. 

Bravo à Amandine pour ce prix et ce très beau vin !


L’occasion de saluer la grande qualité des œnologues consultants de mon équipe puisque Amandine est accompagnée par mon collaborateur Damien HOUX et que ma collaboratrice Mariannick DOFFIN accompagne les vins de la propriété de Frédéric BORDERIE, lauréat du 1er Prix Raisin. Aider les producteurs à élaborer les meilleurs vins possibles, faire progresser leur exploitation et proposer au consommateur d’excellents vins à prix raisonnable est leur travail quotidien. Ces récompenses sont ainsi également un peu les leurs.

Retrouvez l'interview de Frédéric Borderie et des partenaires lors de la remise du 1er Prix Raisin :

dimanche 6 avril 2014

Terroirs Coutradais : Concours des Vins du Nord Libournais 2014

En cette fin mars, près de 80 dégustateurs et plus de 100 vins se sont donné rendez-vous à l’UCVA de Coutras.
D’un côté : viticulteurs, maitres de chais, chefs de culture, œnologues, courtiers… accompagnés de nombreux consommateurs passionnés.
De l’autre : Bordeaux et Bordeaux Supérieurs rouges des millésimes 2011 et 2012 ; Bordeaux blancs, rosés et clairets du millésime 2013, accompagnés de Crémant de Bordeaux blancs et rosés.
Un match passionnant pour cette 9ème édition de Terroirs Coutradais, sélection des meilleurs vins du Nord-Libournais.
 

Retrouvez la genèse de ce concours :

Les dégustateurs ont scruté, disséqué, analysé, apprécié, critiqué, noté… les vins proposés dans chacun des jurys afin de n’en sélectionner que les meilleurs, les plus réussis dans leur millésime. Les vins, eux, se sont présentés sous leurs meilleurs atours, rivalisant de leurs robes éclatantes, leurs parfums enivrants, leurs structures souples et soyeuses, fraiches et toniques dans un subtil jeu de séduction.
Le gagnant de la partie ? Le Consommateur, bien sûr, qui dans la sélection du Concours 2014, trouveras assurément de jolis vins aptes à l’enchanter.

Tous les résultats du concours 2014 :    
http://coutras.oenocentres.com/files/2014/04/Résultats-du-concours-2014-2.pdf


 














J’ai pour ma part, fait partie d’un jury de rosés. Une dégustation très intéressante.
Les couleurs étaient parfaitement maitrisées : plutôt pâles, sans nuances jaunes, avec la Provence comme étalon. De très jolies petites robes d’été. Les nez étaient expressifs, tout en fraicheur et en délicatesse : pêche, abricot, pamplemousse, pétale de rose... pour les plus réussis ; plus discret ou parfois un peu lourd pour quelques-uns. Les bouches rivalisaient de fraicheur, de souplesse et d’appétence, avec pour seule limite chez quelques-uns, une acidité parfois élevée qui séchait les finales. Une belle dégustation permettant de mesurer tous les progrès accomplis par les viticulteurs du secteur sur les dernières années.

Après la dégustation, tous les participants se sont réunis autour d’un repas convivial (Ah la Daube de Didier Robin ! Encore un grand moment de dégustation…) et se donnaient rendez-vous, l’an prochain pour la Xème édition.

mardi 18 mars 2014

Vinobusiness, Isabelle Saporta - Faites vous votre propre opinion

’’Ne vante ni ne critique, analyse la valeur.’’
 
Autant prévenir d’entrée de jeu : Vinobusiness n’est pas un livre gentil. C’est un écrit âpre et acide comme un mauvais vin. Un pamphlet ou plutôt un brûlot, contre le monde du vin. Celui de Saint-Emilion et des Grands Crus Classés en particulier. En cela, ce livre me fait penser au Mondovino de Jonathan Nossiter. D’ailleurs, Isabelle Saporta prévoit la réalisation d’un documentaire TV.
Comme Nossiter il y a 10 ans déjà, Isabelle Saporta a su mettre en confiance les personnalités qu’elle a interviewées ; elle a su les faire parler, les emmener là où ils n’avaient probablement pas envie d’aller…, pour mieux les poignarder. Pour mieux utiliser tout ce qu’ils avaient révélé, contre eux-mêmes. Elle tire sur tout ce qui bouge, tout ce qui passe à sa portée, et à boulets rouges. Les grands crus classés, les négociants (Moueix), les consultants (Michel Rolland, Alain Raynaud…), les critiques (Jean-Marc Quarin, James Suckling…), la presse spécialisée (RVF, Wine Spectator…), les interprofessions (CIVB, syndicats viticoles, INAO…), les oenologues, les laboratoires, les instituts de recherche, les banques, les pesticides, les produits œnologiques…
Avec une cible privilégiée : Hubert de Boüard. Peut-être que l’homme - à la fois membre de plusieurs interprofessions, propriétaire de Grand Cru Classé, consultant et œnologue - cristallise-t-il la vindicte de l’auteur…
 
Vinobusiness est un livre animé de mauvaises intentions, rempli de méchanceté. Et c’est l’une des raisons qui lui ont valu le déferlement de critiques négatives auquel on a assisté depuis sa sortie début mars. Critiques acerbes, méchantes parfois, voire injurieuses. On traite la Miss Saporta de tous les noms. On critique la forme. ’’Mal écrit’’ pour beaucoup, voire ’’bâclé’’. On relève les coquilles, les redites, les lourdeurs, les redondances… Et la plupart des journalistes et des bloggeurs relayent le même message qui tourne en boucle. A se demander parfois si tout ce petit monde a lu le livre ou seulement les papiers des autres critiques... Mais on se garde bien d’aborder le fond. Ou alors on dit que le bouquin ne contient rien de vraiment nouveau. Que l’on savait déjà tout ça. Donnant par là même, plus de crédit à l’enquête de mademoiselle Saporta…
Car Vinobusiness est bien une enquête. 2 ans de travail dans le petit monde fermé du Vin. A Saint-Emilion, en Médoc, mais aussi en Bourgogne, en Champagne, à Monaco, en Chine… Dans les vignobles, dans les laboratoires d’œnologie, dans les Interprofessions, à la Fête de la Fleur, aux Primeurs… Incontestablement, un véritable travail.
Un travail qu’on ignore, qu’on dénigre. Qu’on traite de petit, sale et méchant. Comme on traite son auteur. Focalisant sur la forme et sur l’auteur, comme pour détourner du fond. Comme si on avait des choses à cacher. Comme si on avait peur de je ne sais quoi…
 
Pourtant, Isabelle Saporta pose de vraies questions.
Quel avenir pour la viticulture artisanale et familiale, face aux grands groupes investisseurs ? Quel crédit accorder aux classements des vins ? Quand on donne des centaines d’€ pour 1 bouteille de vin, en a-t-on pour son argent ? Les critiques vin sont ils réellement indépendants ? Quels sont les véritables dangers des pesticides pour le consommateur ?
Certes, le livre est tellement négatif, l’auteur est tellement critique, sur tout et sur tous, que cela lui enlève un peu de crédit. J’aurais aimé - un chapitre au moins - où l’auteur mette un peu de poésie, un peu de passion, un peu d’Amour… Le monde du vin, dans ses hommes et ses femmes, autant que dans ses bouteilles, en contient tant !
 
Il ne me revient pas de juger si tout ce qui est relaté par Isabelle Sapora dans Vinobusiness relève de la triste réalité du petit monde du vin Bordelais, ou de ses propres fantasmes dictés par je ne sais quels obscurs desseins. Mais il m’a semblé qu’une voie plus mesurée, au milieu d’un concert de critiques négatives, avait sa place.
 
Maintenant, arrêtez d’écouter les avis des uns et des autres ! Lisez Vinobusiness et faites-vous votre propre opinion !
  
Interview d’isabelle Saporta sur Les Echos TV  :

 

vendredi 14 mars 2014

Bordeaux VINIPRO, ½ échec ou ½ réussite ?

290 producteurs exposants  – près de 30 000 visiteurs pendant les 2 jours du salon. Un vrai succès !
Ça c'était le 15e Salon des Vignerons Indépendants à Bordeaux du 7 au 8 mars 2014 à l’espace du Lac.
Bordeaux VINIPRO pour sa 1ère édition du 3 au 5 mars, toujours à l’espace du Lac, annonçait 400 exposants et 10 000 visiteurs.
Bilan : 230 vignerons et 25 négociants présents – 6 000 visiteurs (dont 8 % d’étrangers).
Ce bilan chiffré apparait mitigé. Mais rappelons que c’était la 1ère édition.


L’ambition de Bordeaux VINIPRO est de mettre en lumière la production des vins du Sud-Ouest du milieu de gamme : des vins entre 6 et 20 €. La fameuse gamme exploration du plan Bordeaux Demain. Tous les acteurs régionaux : Producteurs, Coopératives et Négociants ont été invités à présenter leurs vins. Des vins aux très bons rapports qualité/prix et présentant une grande diversité apte à séduire de nouveaux marchés. ’’C’est la volonté de toute la filière de créer un rendez-vous mettant en avant les nouvelles générations de producteurs de Gironde et d’Aquitaine’’ explique Xavier Planty (Château Guiraud à Sauternes), initiateur du projet.
L’autre ambition est, bien sûr, d’attirer les acheteurs. Grossistes, cavistes, restaurateurs…, ainsi que les importateurs étrangers. ’’Ce salon devenait nécessaire car les concurrents sont actifs : Vinisud la semaine dernière et le Salon des Vins de Loire il y a quelques semaines. Bordeaux doit se ressaisir. A nous de jouer groupé en montrant ce que nous savons faire’’ insiste le négociant Benoit Calvet, autre instigateur du projet.
Bordeaux VINIPRO résulte de ce projet collectif de l’ensemble de la filière : promouvoir une vitrine régionale des vins de Bordeaux et du Sud-Ouest. 750 000 € ont été investis. Pour Allan Sichel, ’’Le salon est légitime. Il est convivial et agréable. Bien positionné dans le calendrier. Pour une 1ère c’est une réussite. Il faudra juste faire venir davantage de visiteurs dans l’avenir’’. Ce sera l'objectif pour 2016, le nouveau salon étant appelé à se tenir tous les 2 ans, en alternance avec VINEXPO, vitrine internationale du Vin.


De nombreuses animations tout au long de la semaine :

 §  Andreas Larsson (meilleur sommelier du monde 2007) commente les vins blancs et rosé 2013
 §  Conférence sur la vente du Vin en Chine proposée par  la  CCI  INTERNATIONAL AQUITAINE
 §  Speed tasting où j’ai pu goûter une gamme de rosés intéressante



 

 
 


 

 
Martine, productrice en Bordeaux, a eu une dizaine de contacts pendant ces 3 jours. ’’Surtout des négociants et des importateurs. Quelques déstockeurs également, recherchant de vils prix. Je pense qu’il y a bien 2 contacts qui devraient aboutir’’ nous révèle-t-elle.
Ce responsable commercial d’une structure coopérative, tout sourire, nous explique qu’il ne regrette pas d’être venu. ’’Un contact de l’étranger initié lors de Vinexpo, en juin dernier, nous a rappelé sachant que nous étions présents ces jours-ci, à Vinipro. Cette fois ci, il est venu pour choisir un produit et nous nous sommes mis d’accord sur les quantités et le prix.  A Vinexpo c’était une prise de contact, là une prise de commande !’’.
Un négociant étranger nous explique qu’il est venu chercher ’’de bons vins au bon prix’’. Il s’est notamment intéressé aux crus Bourgeois du Médoc et  aux vins présentés sur le stand collectif des bordeaux.
Beaucoup me citeront des contacts avec des importateurs étrangers, des négociants et des grossistes. Parfois quelques cavistes ou sommeliers. Les restaurateurs semblaient eux, absents. Comme d’ailleurs l’étaient les vins hors Bordeaux et Bergerac. Ces vins du Sud-Ouest, avaient plutôt choisis d’être à Vinisud, la semaine précédente.

Beaucoup de remarques également sur le look, le ton décalé et fun de ce nouveau salon. Il faut dire qu’avec ses foodtrucks en guise de restaurant, ses espaces détentes avec hamac et ses aires de golf ou de babyfoot sur le sable, les organisateurs avaient résolument choisi un style cool, qui change de l’ambiance bordelaise un peu pincée habituelle. ’’La déco est très agréable, l’ambiance est conviviale, propre à faire de bonnes affaires’’ entendait-on dans la bouche autant des exposants que des visiteurs, tous conquis par ce choix esthétique. 

Finalement, s’il n’y avait pas la quantité, la qualité des contacts était bien là, et nombreux sont ceux qui ont fait de bonnes affaires. Les présents reviendront, à n’en pas douter, dans 2 ans. Les absents, comme souvent, ont eu tort.
Alors, Bordeaux VINIPRO, ½ échec ou ½ réussite ? Vous savez bien que pour moi, le Verre est toujours à moitié Plein... 

jeudi 6 mars 2014

Liebster Award

Voilà, à mon tour j’ai été liebsté.
C’est-à-dire que j’ai été cité dans le liebster award. Merci Guillaume ! (Mais si ! Le Guillaume du Conte d’Automne sur la grêle. Mon Top Wine Post 2013 ! Oui, ce Guillaume là !).
Liebster award, de l’allemand liebster : chéri, bien-aimé ou encore préféré et de l’anglais award : récompense, prix.
Liebster blog award = récompense des blogs préférés

Il s’agit d’une initiative originaire d’Allemagne, qui met en lumière des blogs pas forcément très connus, afin de les faire découvrir à d’autres bloggeurs. C’est une chaine. Ainsi un bloggeur liebsté doit-il à son tour mettre en lumière d’autres bloggeurs et ainsi de suite afin que la chaine ne soit pas interrompue. Il n’y a rien à gagner, rien à perdre. Juste le plaisir du partage. 
 


Voici les règles du jeu pour le bloggeur liebsté :
     - révéler 11 informations sur soi-même
     - répondre aux 11 questions qui lui sont posées
     - poser à son tour 11 questions à 11 autres blogueurs “qui ont moins de 200 fans sur les réseaux sociaux”
     - mettre sur son blog un lien vers leur blog et les informer de leur nomination
- informer le bloggeur qui vous a liebsté que vous avez passé le témoin

Je me permets de ne pas totalement respecter les règles, en ce sens que je m’en fout de la notoriété des blogs que j’ai choisis. Je les ai choisis tout simplement, parce que j’avais envie de vous les faire découvrir.

Alors voilà, c’est parti : 

Révéler 11 informations sur soi-même :
  1. Je suis originaire de Moselle, frontière allemande
  2. J’ai 2 enfants de 20 et 17 ans dont je suis très fier
  3. J’ai horreur de bricoler, ce qui fait le malheur de mon épouse, mais j’aime bien jardiner, ça détend
  4. C’est mon père – un passionné de vin – qui m’a appris à déguster. Merci Papa !
  5. Je suis Officier de Réserve au grade de Capitaine
  6. J’ai un côté un peu maniaque, et un autre plutôt bordelique. Cherchez l’erreur…
  7. J’adore marcher pied nu, ce que je fais toute l’année, à la maison
  8. J’aime prendre le temps de faire les choses et cultive une forme d’éloge de la lenteur. Le Temps est pour moi l’un des biens les plus précieux. J’ai toujours l’impression d’en manquer
  9. Je suis fun de jazz. Le bebop, la bosa… Miles Davis, Chet Baker, Charlie Parker… J’aime bien les voix féminines aussi…
  10. Je suis rugby et vélo, mais pas foot
  11. J’adore les histoires d’amour à l’eau de rose, le kitsch et les comédies musicales… Mon top du genre : Les Demoiselles de Rochefort ! 
Les 11 questions de Guillaume :
1/Pour être original : pourquoi ton blog ?
Je suis passionné par le Vin depuis tout petit (si si…). Un jour j’ai décidé d’en faire mon métier, et je le fais avec bonheur depuis plus de 25 ans. Mais je me suis rendu compte que j’avais plein de choses à dire qu’en fait je ne disais pas. Il y avait comme une forme d’autocensure professionnelle. Mon blog est un espace de liberté ou je m’exprime en tant qu’individu plutôt qu’en tant qu’œnologue.
2/Quel est ton livre préféré, et pourquoi ?
J’ai énormément lu plus jeune. Aujourd’hui j’ai moins le temps. 1 ou 2 livres par an. J’aime bien les BD aussi. Mon livre préféré ? L’Ecume des Jours. Boris Vian décrit le monde dans lequel il vit de façon sensuelle, au sens propre du terme : avec ses sens, plutôt que de manière intellectuelle. Finalement, on est proche de la dégustation… Et puis, c’est aussi une histoire d’Amour…
3/Jimi Hendrix ou Jimi Hendrix ?
J’aurais préféré la question Beatles ou Rolling Stones... Je suis un fan inconditionnel des Beatles ! J’ai tout écouté, tout lu, j’ai une collection de leurs disques vinyls en édition originale anglaise… Et je ne m’en lasse pas.
4/Quel est ton film préféré avec ou par Clint Eastwood ?
Invictus ? Gran Torino ? L’Echange ? Les vieux westerns aussi… Aller, je choisi Invictus ; mon côté rugby
5/Pourquoi le vin ? ou pourquoi pas le vin ?
Boire un jus d’oranges bien mûres fraichement pressées apporte un plaisir des sens. Lire un super bouquin apporte un plaisir intellectuel. Déguster un bon vin apporte les 2, l’un venant renforcer l’autre. Seul le Vin et l’Art permet cela.
6/Dessine-moi un mouton.
Non, c’est pas le boa qui a mangé un éléphant. C’est une petite croupe graveleuse du Médoc. Un mouton quoi.



7/Quel pays aimerais-tu visiter en priorité ?
J’adore voyager. C’est tellement enrichissant ! Ces 12 derniers mois, je suis allé à Barcelone, à Amsterdam, aux Etats-Unis (Côte ouest), en Chine et en Corée du Sud. Un jour j’irai en Amérique du Sud (Argentine, Mexique…) et puis j’aimerai aller en Antarctique aussi…
8/Lard ou cochon ?
C’est bien connu : dans le cochon tout est bon…
9/C’est quoi la taille parfaite ?
La taille d’un pied de vigne, d’une pressée champenoise, ou d’une bouteille ? Sinon, 85-60-90…
10/Tu ouvres quelle(s) bouteille(s) ce soir ?
Le soir j’ai souvent faim et soif aussi. Alors un bon petit Beaujolais Nouveau en hiver ou un p‘tit rosé quand il fait plus chaud, font mon bonheur quotidien.
11/Comment gères-tu au quotidien le fait que j’ai toujours raison ?
« Tu m’emmerdes avec ta question ! », Marc Lièvremont à un journaliste suite à la défaite du XV de France face aux All Black lors des phases de poules de la dernière Coupe du monde. 

A mon tour de poser 11 questions aux suivants :
  1. Ca raconte quoi ton blog ?
  2. Quel est ton plat préféré ?
  3. T’es plutôt blanc ou rouge ?
  4. Raconte-nous tes passions
  5. C’est quoi ton Walt Disney préféré ?
  6. Quel livre que tu as adoré nous conseilles-tu ?
  7. Tu le donnerais à qui toi, l’Oscar ?
  8. T’es plutôt John Lennon ou Paul McCartney ?
  9. Quel homme ou quelle femme te fait vibrer ?
  10. Tu aimerais vivre jusqu’à quel âge ?
  11. Qu’est ce qui te fait pleurer ? 
Voilà, je passe la main et vous invite à découvrir les blogs suivants :

Alain       http://www.fou-rgeot-de-vin.com/   parce que c’est le plus fou des winelovers
Alexis      http://www.alexis-sabourin-wines.com/blog   un p’tit ga’ d’chez nous
Anne       http://www.annegraindorge.fr/   passion en Val de Loire et virtuosité du verbe
Camille   http://www.lili-a-bordeaux.fr/category/wine/   tous les bons plans sur Bordeaux
Eva          http://www.oenos.net/   parce que j’aime bien les filles de calendriers
Louise     http://quillesdefilles.com/   pour les filles mais pas que
Marilyn   http://marilynjohnson33.blogspot.fr/   pour ses beaux billets et ses superbes photos
Nicolas    http://blogreignac.blogspot.fr/   un blog de viticulteur plein d’engagement et de poésie
Nina        http://lostinwine.blogspot.fr/   j’aime beaucoup son parcours de passionnée
Sylvain    http://lestribulationsdesylvin.com/   le monde du vin vu par un étudiant en marketing
Vincent   http://vincentpetre.com/   le plus pétillant des community managers

mardi 11 février 2014

2013, millésime de manques

J’aurai pu intituler cet article : 2013, millésime multiple. Tant l’hétérogénéité des vins produits en 2013 est grande. Depuis des vins souples et plaisants jusqu’à de beaux vins mûrs et denses, en passant par d’autres petits et dilués. 2013 ne sera pas un grand millésime, on ne peut que le constater. Mais il n’est pas non plus le millésime raté que certains voudraient nous attribuer. 2013 est multiple et révèlera de nombreuses surprises. 2013 est surtout marqué par des manques liés aux conditions de l’année. 

La variabilité de couleurs des vins rouges illustre bien la diversité des vins 2013
 

 
Manque de Soleil
 
2013 est une année fraiche et humide. A part le mois de juillet, tous les mois de l’année sont déficitaires en température.
2 périodes sont particulièrement marquées par le froid et l’humidité :
 

Mai - Juin : - 3 °C par rapport à la moyenne en mai et + 50 % de pluie en juin entrainent une faible initiation florale, une floraison avec 15 jours de retard et des problèmes de fécondation avec coulure et millerandage.





Septembre – Octobre : des températures fraiches avec peu d’ensoleillement et une faible amplitude thermique entre le jour et la nuit, entrainent un manque de concentration des raisins en sucre, en couleur et en arômes. Par ailleurs, la pluviométrie élevée favorise le développement de la pourriture qui deviendra explosive dans certaines situations. 


 
Manque de Volume
 
Les températures douces de mi-avril avaient favorisé un débourrement généralisé et homogène, avec une belle sortie. Mais le froid et l’humidité de mai – juin ont conduit à une floraison difficile aboutissant à une perte importante de récolte par coulure et millerandage.
Particulièrement capricieuse, la météo s’est acharnée sur certains secteurs, meurtris par de violents orages de grêle fin juillet – début août. 20 000 Ha seront touchés, avec des pertes estimées à 300 000 Hl.
Liens :   Solidarité    et   Un Conte d'Automne

Les rendements moyens en Gironde sont de l’ordre de :
 
Blancs :           50 Hl/Ha  soit  – 10 %
Rouges :         35 Hl/Ha  soit  – 30 %
 
Cela représente une perte globale pour la viticulture girondine de 1 million d’Hl !

 
Manque de Concentration
 
Cela peut surprendre de parler de manque de concentration pour des rendements de 35 Hl/Ha. Pourtant, la vigne bien alimentée en eau pendant toute l’année, favorisant sa pousse sans période de stress, n’a arrêté sa croissance que très tardivement. Le mois de septembre manquant de chaleur et d’ensoleillement, et avec une faible amplitude thermique entre le jour et la nuit, a été peu favorable à la concentration des raisins en sucres, en couleur et en arômes. Par ailleurs, les problèmes de fécondation à la floraison, on conduit à des raisins avec peu de pépins (0 à 2 par baies), libérant peu de tanins et donc peu de structure. Constatations que l’on pouvait faire à la veille de la récolte, par la dégustation des baies. ’’Une dégustation attentive des baies révèle une autre indication : il semble que dans de nombreuses parcelles, la matière ne soit pas très riche, pas très dense, pas très expressive… signe non pas d’un manque de maturité mais plutôt d’un manque de concentration.’’   Lien : Millésime 2013 : des vendanges difficiles message du 06 octobre 2013.
 
Manque de Maturité
 
On évoquera souvent le manque de Maturité du millésime 2013. Il est vrai que l’année est tardive et que l’on a parfois vendangé tôt, sous la pression Botrytis. Il est vrai aussi qu’à la récolte, les jus des raisins présentaient des Degrés un peu faibles et des Acidités un peu élevées, signes de manque de maturité technologique. Mais il faut rappeler que la maturité qui nous intéresse avant tout, est celle des peaux des raisins et des pépins. Et là, le constat est tout autre. La vendange 2013 présente une bonne maturité aromatique, avec absence de caractères végétaux (IBMP brûlé par la chaleur de juillet/août) ; ainsi qu’une bonne maturité phénolique avec des pépins mûrs, sans tanins astringents. Et ça, ce sont des facteurs de qualité !
 
Manque de Chance
 
Nous avons manqué de chance. Le millésime avait bien démarré avec un débourrement homogène mi-avril. Les choses s’étaient gâtées au moment de la floraison début juin, impactant surtout la quantité. Mais la qualité avait été en partie rattrapée par le bel été chaud et sec. Malheureusement, l’automne a été trop humide, favorisant la dégradation de l’état sanitaire et condamnant le millésime dans certains terroirs où le développement de la pourriture grise a été explosif.
C’est bien là la principale limite du millésime : le Botrytis.
 
Nous savions que la vendange 2013 serait fragile au Botrytis. Lien : Potentiel de Réceptivité des baies de raisin au Botrytis en 2013
Nous savions que nous avions besoin d’un temps chaud et sec. Mais la Nature a été cruelle pendant toute l’année, jusqu’à la récolte. Certains terroirs n’y ont pas résisté. Les sols filtrants de sables et de graves. Les parcelles les plus précoces où la fragilité pelliculaire était la plus grande. Les sols labourés, gorgés d’eau…
 
Mais manque pas de charme
 
Manque de soleil, de volume, de concentration… n’y a t’il donc aucun point positif dans ce millésime 2013 ? Et bien si, justement…
 
2013 est un millésime de rendements faibles. Facteur de qualité.
Moins de rendement c’est aussi moins de cuves à travailler, et donc plus de temps pour gérer chaque cuve au mieux.
Des degrés moyens rendent les fermentations plus faciles, sans risques de déviation.
Une bonne maturité des arômes et des pépins permet de bien conduire les extractions, sans risque de caractère végétal où astringent.
Les cabernets sauvignons ont moins souffert à la fleur que les Merlots. Leur cycle a été plus ’’normal’’ et leur qualité est généralement supérieure. Ils forment souvent les meilleures cuves du chai.
Enfin, si certains terroirs, très précoces, ou tardifs ou filtrants ont souffert, d’autres se sont très bien comportés. Ceux comportant une part d’argile notamment. Ceux-là ont bien résisté au développement de la pourriture, permettant d’attendre un bon niveau de maturité.
 
En termes de vinification, peu d’options se présentaient au winemaker.
Soit la vendange était dégradée et alors il fallait extraire en douceur, en essayant de protéger la matière et de sauver les meubles. (On pouvait aussi appliquer une thermovinification. Voir ma recette façon poché ici : Comment "cuisiner" les MERLOTS 2013 ?).
Soit la vendange était saine et il fallait faire le contraire. Extraire en force pour aller chercher couleur, structure et concentration dans l’intimité du raisin. Extraire en douceur était une erreur qui ne pouvait conduire qu’à de petits vins sans caractère et sans charme.
 
Les vins des meilleurs terroirs ne manquent pas de charme. Ils sont colorés, avec des couleurs violacées franches et stables. Leurs nez expriment le fruit, sans notes végétales. Leurs bouches sont rondes, assez denses, avec une bonne longueur. Ces vins se comportent très bien en élevage, notamment sous bois, gagnant concentration et ampleur. Ce sont des vins réussis de bonne qualité, parfois supérieure à 2012.
Ces vins ne forment certes pas la majorité du millésime. Pourtant, quand la protection sanitaire du vignoble a été bien gérée ; quand la date de récolte, ni trop tôt ni trop tard, a été bien choisie ; quand les bons choix de vinification ont été faits, on a pu produire de très bons vins rouges en 2013 !
La plupart des vins sont plus simples. Souples, avec du fruit et de la fraicheur. Des vins d’assez bon niveau, agréables et qui correspondent bien à la demande du Marché.
Certains enfin, sont dilués et sans personnalité, voire maigres et sans couleur, comme mangés par le Botrytis. Heureusement, il ne s’agit que d’une petite minorité.
 
Manque de Confiance
 

Le millésime 2013 a déjà passablement été décrié, avant même les vendanges. Lien : «Le millésime 2013 est pourri, laisse tomber» 

Aujourd’hui, certains parlent de ne pas venir goûter les Primeurs cette année. Ou de ne pas présenter aux Primeurs. Certains voudraient même qu’on annule les Primeurs de Bordeaux pour le millésime 2013 ! Ce bashing anti Bordeaux relève d’un certain manque de confiance.
 
 

Pourtant, nous avons à Bordeaux les meilleurs consultants du monde, lien : Top 10 influential wineconsultants
Derrière 2 ou 3 œnologues médiatiques, il y a 50 œnologues de talent à Bordeaux. L’œnologie bordelaise fait référence dans le monde entier. Faites confiance à notre savoir-faire !
Bordeaux est une région aux conditions météo changeantes où chaque année il faut s’adapter. C’est à chaque fois de nouveaux défis. Notre rôle est de nous battre, de surmonter les difficultés et de réussir nos vins, quelles que soient les difficultés du millésime. J’ai déjà eu l’occasion de le dire pour le millésime 2012 : il n’y aura plus de mauvais millésime à Bordeaux ! Le millésime 2013, pour autant imparfait qu’il puisse être dans les conditions que nous a imposé Dame Nature, le prouve une nouvelle fois.